Le premier objectif de la classe découverte est l’acquisition de connaissances et de compétences. Mais, pour susciter l’envie d’apprendre des enfants et les amener à associer, si possible durablement, les activités scientifiques à une certaine forme de plaisir, nous privilégions souvent des approches ludiques.
Pour traiter un sujet aussi complètement que possible, il ne nous paraît, ni souhaitable, ni possible, de ne s’appuyer que sur des ateliers théoriques, ou, au contraire, que sur des ateliers pratiques. Chacun de nos circuits de découvertes conjugue donc les deux dans des proportions variables. Atelier théorique n’est cependant pas synonyme de cours magistral : cassettes vidéos, images, etc., sont utilisés pour susciter l’intérêt. Quant aux ateliers pratiques, les modalités en sont variables; manipulation individuelle, par petit groupe ou par l’animateur seul, fabrication d’un objet par chacun (volcans en pâte à sel) ou par la classe (montgolfières), etc. : la méthode adaptée dépend du sujet d’étude.
Il nous paraît utile que chaque classe découverte – quel que soit le circuit choisi – permette aux élèves de découvrir la méthode scientifique (ou méthode expérimentale) en général, formulée par le grand médecin et physiologiste français Claude Bernard dans son “Introduction à l’étude de la médecine expérimentale” (1865) : “Le savant complet est celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique expérimentale : 1° Il constate un fait. 2° A propos de ce fait, une idée naît dans son esprit. 3° En vue de cette idée, il raisonne, institue une expérience, en imagine et en réalise les conditions matérielles. 4° De cette expérience résultent de nouveaux phénomènes qu’il faut observer, et ainsi de suite”.
Cette méthode a largement inspiré les pratiques utilisées dans l’enseignement scientifique, comme le modèle “OPHERIC” (Observation, Problème, Hypothèse, Expérience, Résultats, Interprétation, Conclusion). Si tous les ateliers ne se prêtent pas à l’utilisation d’une telle méthode, un atelier au moins par circuit a d’abord pour but de la faire découvrir et employer aux élèves.
Nous sommes convaincus que l’envie d’apprendre d’un enfant est directement liée à la qualité de sa relation avec celui qui délivre la connaissance, enseignant ou animateur. C’est pourquoi les animateurs Telligo ne se contentent pas d’animer les ateliers, mais participent à tous les moments de la classe – vie quotidienne, jeux, veillées, etc. – et s’y impliquent très fortement. C’est là un parti pris fondamental, et unique, de Telligo.
Garantir un animateur pour 8 enfants dans la Formule Classique, c’est pouvoir mener tous les ateliers en demi-classe, et donc permettre à tous les enfants de participer, manipuler, etc. Un luxe que l’enseignant, seul avec sa classe, ne peut se permettre ! D’autre part, nous prévoyons tout le matériel nécessaire, en fonction du type d’atelier (théorique ou pratique) et de l’objectif pédagogique poursuivi.
Les ateliers proposés tiennent compte des connaissances et compétences que les enfants doivent posséder à la fin de chaque cycle. La liberté laissée à chaque établissement, par les programmes de l’Education Nationale, d’organiser la progression à l’intérieur de chaque cycle, implique la nécessité pour l’enseignant de donner des indications précises au coordinateur de sa classe de découvertes. Dans la préparation et le déroulement des ateliers, les animateurs sont ainsi mieux armés pour s’adapter à leur auditoire.
“Les classes de découvertes, comme le rappelle la circulaire de l’Education Nationale du 5 janvier 2005, sont un cadre propice au décloisonnement des enseignements, non seulement en créant une unité de temps mais aussi en mobilisant des savoirs et des savoir-faire constitutifs de disciplines différentes”. C’est pourquoi plusieurs de nos circuits juxtaposent ou entremêlent des disciplines différentes à côté des sciences à proprement parler.